UAC/ EN VUE DE RETIRER LEURS DIPLÔMES POUR LE TEST DES AME : Des étudiants plaident pour l’ouverture exceptionnelle du service scolarité Fllac

Alfred ADJOMAGBOSSOU
4 min de lecture

À situation exceptionnelle, solution exceptionnelle, dit-on. Cet adage semble trouver son contexte de justification pour de nombreux étudiants de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (FLLAC) de l’Université d’Abomey-Calavi. En effet, le gouvernement béninois, dans un souci de renforcer la base de données des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME), a lancé, comme promis lors du conseil des ministres du mercredi 31 juillet 2024, un test dont la date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 2 septembre. Pour ce faire, les candidats doivent impérativement fournir des diplômes requis. Mais devant cette opportunité qu’offre le gouvernement de la rupture soucieux de l’emploi des jeunes, de nombreux étudiants de cette faculté se retrouvent dans l’incapacité d’y prendre part non pas par manque de qualifications, mais à cause de la fermeture actuelle de l’administration décanale. Le service de scolarité de ladite faculté, actuellement en congé, ne rouvrira qu’après la date limite du test, le 9 septembre, ce qui laisse ces étudiants dans une impasse totale. Badji Cyrille Alakpode, étudiant en fin de formation au département des lettres modernes, exprime sa doléance : « Si j’arrive à retirer mes relevés de notes et mon Duel 2, je pourrai participer au test des Ame. Je demande humblement aux autorités décanales de bien vouloir nous accorder cette faveur. » Comme lui, Michaël Dossou demande la même faveur : « Je voudrais que les autorités décanales nous aident en nous donnant la chance de faire la demande de nos attestations/Duel 2 et de les retirer avant le 2 septembre. » Dans la même veine, le cas de l’étudiant Roméo Egblécadja est tout aussi révélateur de la complexité de la situation. Après avoir surmonté divers obstacles académiques, il a déposé sa demande d’attestation de Duel 2 le 8 juillet 2024. Pourtant, il attend toujours l’ouverture du guichet pour récupérer ce document. « En 2022, une seule Unité d’Enseignement non validée m’a bloqué dans ma démarche de devenir aspirant enseignant. Aujourd’hui, après avoir éliminé toutes les UE du premier cycle et obtenu mes relevés de notes, je me retrouve à nouveau bloqué. Nous sommes nombreux à attendre désespérément de pouvoir récupérer nos attestations ou diplômes pour passer ce test. » explique t-il.

Face à cette situation, les autorités décanales se trouvent donc en position de décideurs incontournables du destin de ces étudiants. Leur intervention pourrait faire toute la différence entre un avenir prometteur et une désillusion amère. Conscients de la clémence et de l’indulgence dont ces autorités font preuve, ces étudiants espèrent vivement une issue favorable. Ils font d’ailleurs référence à la Faculté des Sciences et Techniques (Fast) de l’Uac, où les autorités ont pris l’initiative d’ouvrir leurs portes pour permettre à leurs étudiants dans une situation similaire de récupérer leurs diplômes à temps. De même que la Flash de l’université Parakou qui a décidé d’ouvrir ses portes.

Nous comprenons clairement donc que le sort de ces jeunes en quête d’avenir repose sur la magnanimité de leurs autorités décanales. Dans ce contexte précis, une simple décision pourrait les sauver et leur offrir une chance de participer à ce test. L’heure est à l’action, et il est plus que temps pour ces autorités de démontrer, tout comme celles de la Fast, qu’ils savent bien répondre présentes lorsqu’il s’agit de sauver l’avenir des étudiants. Mieux, les regards pourraient être braqués sur le ministre de l’enseignement secondaire qui peut résolument opter pour la prorogation de la deadline dudit test afin délivrer des milliers d’étudiants de cette situation.

✍️ Valentin AKODEDJRO

Vues totales: 0
Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *