(L’Afrique a besoin d’une réflexion approfondie)
D’un 25 mai 1963 à celui d’un 25 mai 2023, 60 ans déjà que l’Organisation de l’Unité Africaine devenue Union Africaine depuis juillet 2002 à Durban a été crée à Addis-Abeba en Ethiopie. Elle devenait ainsi la 3e plus vieille Institution Panafricaine derrière la RDA le 18 Octobre 1946 et le Conseil de l’Entente en 1958. Ces cercles fermés au lieu de faire l’apologie du Continent jouent aux coursiers du gaullisme offrent les jeunes cadres panafricanistes patriotes tels les Diallo Télly, Amilicard Cabral, Tavio Amourin, François Tombabaye, Thomas Sankara, Ahmed Ben Barkar, Alfred Quenum, Samoura Moïse Machère, Lazarre Kpatoukpa, Séyini Kountché, Sylvanus Olympio, Patrice Lumumba, Steeve Burcko, Barthélémy Boganda, Urbain Dangnivô, sans occulter le personnel navigant à leur tête le colonel Jean MPINA et compagnie du crash de l’hélicoptère dans une localité de Savè à Agboro-Idoua en 2003 etc. Dans le laminoir métropollitain afn de s’en débarrasser par le système Focardien plagié des Antilles et qui consiste à ce que des Chefs d’Etats tripartoullent les élections confisquent le pouvoir dans des exactions et abandonnent leurs peuples à faim et à sang. De Biafra au Nigeria, du Cameroun à Sétif en Algérie, le Congo Belge sans oublier le plus grand crime du 20e siècle perpétré par la France, le génocide Rwandais etc, les exemples sont légions sous le silence coupable et complices de ces organisations dont leur grand bras opérationnel financier Kadaffi a été tué sous les yeux de nos chefs d’états en spectateurs joyeux par l’immigré Hongrois Nicolas Sarkozy patron de l’Elysée dont le guide avait financé la campagne électorale.
Depuis la création de l’ONU, l’Afrique n’a pu placer un membre permanent au conseil de sécurité avec déjà plus de 1000 milliards de PIB et 2,5 milliards de populations, les Secrétaires Généraux Koffi Atta ANAN et Pierre Boutros Boutros GHALI doivent se retourner dans d’outre-tombe pour leurs séjours d’enjoliveurs à l’Onu. A quand la fin des prêts de nos propres fonds emmagasinés au trésor publique Français et ceux volés par nos godiaux dictateurs prédateurs en mode Dessalines ? Avec l’invasion des jihhadistes dans le monde et pire en Afrique après la mort du guide Libyen, le taux d’instabilité sur le continent flambe drastiquement chaque jour surtout en Zone G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et la Guinée). Aussi au Bénin dans la Zone septentrionale, l’instabilité sécuritaire ronge les frontières avec assez d’attaques et des milliers de victimes dans le rang des paisibles populations qu’au sein des armées.
Ainsi de cet imbroglio sécuritaire, les militaires profitent pour perpétrer des coups tordus déposent les civils elus et s’accaparent du pouvoir. C’est le cas au Mali, Burkina Faso, la Guinée et récemment le Niger. Véritable mic-mac qui met en exergue les tares et autres lacunes de dysfonctionnements et incapacités de nos organisations sous-régionales, régionales et continentales à couver voire s’imposer devants ses états dont elles font semblant à intimider afin de les emmener à revenir sur le droit constitutionnel en remettant le pouvoir et se retourner dans les casernes. Mais hélas ces comités de juntes militaires les défient et les humilient ensemble avec leur maître ancestrale qui n’est autre que la France dont tous d’eux sont même interdit de séjour dans certains pays à cause de leurs jeux de mauvais maîtres, mauvais conseillers.
Que sont devenues le Conseil de l’Entente, l’OUA à l’UA, la CEDEAO, après les départs des mastodontes dirigeants et pères décideurs très influents et ambassadeurs plénipotentiaires de la France-Afrique sur le continent que sont : Félix H. BOIGNY, Étienne E. ÉYADÉMA, Joseph MOBUTOU Séssésséko, Albert Omar BONGO, Sékou TOURÉ, Mathieu KÉRÉKOU, Yacoubou GOWON, et l’apogée de ceux qui sont encore là mais fatigués que sont Paul BIYA, Dénis Louis SASSOU N’GUESSO, Théodoros Obiang N’GUÉMA MBASOGO etc ? Rien que de la coquille vide et des décideurs en comédiens ne maîtrisant rien de l’exercice politico-diplomatique et mettent leurs concitoyens résidant dans ces pays frères en difficultés voire en danger dans la libre circulation des personnes et des biens tel le cas du Niger où notre gouvernement à mis le pied dans le plat de la junte par des menaces inutiles à n’en point finir au point où ces derniers ont répliqué violemment en nous fermant leurs frontières, refusant de ne plus s’approvisionner dans notre port ce qui causa assez de grabuges pour les transporteurs contraints à abandonner leurs camions depuis des mois immobilisés en terre nigériennes pour rentrer au pays pour sauver leurs têtes que dis-je leur vie. Imaginez le port de cotonou sans un grand partenaire qu’est le Niger, demeurera-t-il toujours le poumon de notre économie tel son crédo…..?
On a tout le temps décrier et désigner le blanc comme notre 1er et seul malfaiteur voire le maître qui nous exclavagises, oui c’est vrai en partie mais que devient le noir pour son frère noir après le départ du toubab…? Le blanc est parti et a laissé ses gardiens noirs plus virulents que lui !!!
A suivre….
✍️ Morvely Eric AGBAHOUNGBA


