Si au temps jadis les lopins de terre s’offraient par relation et filiation familiale parce que appartenant aux premiers occupants, de nos jours il faudra aller décrocher dame lune sur sa planète avant de prétendre devenir acquéreur. Désormais la terre n’appartient plus au tierce mais à l’état dans une politique de donner et de recevoir avec plein de faux frais et taxes en rubriques fonciers batis et non batis au point où le découragement d’en acquérir rentre déja au programme du beninois. En Afrique au sud du sahara le béninois pire les ressortissants du sud sans langue de bois aiment parcelle en véritable et sacré héritage tel la prunelle de leurs yeux dont nul n’y touche au risque d’en ramasser les peaux cassées.
Ce qui attira l’état à s’y mêler pour jouer à l’arbitre afin d’apaiser les vives tensions communautaires qui débouchent souvent sur des pertes en vies humaine. Mais hélas l’état dans son rôle de 3e laron depuis des années n’a pu rien régler surtout avec ses acceseurs de cabinets de géomètres à n’en point fini qui se créent au parrainage de chaque régime et qui foutent le bordel et la zizanie dans tout le processus de recasement et lotissement. On peut aujourd’hui pousser un ouf de soulagement à l’avènement de ce régime de la rupture qui a essayer d’assainir cette jungle avec assez d’arrestations dans leur rang allant les emmener à répondre de certains forfaitures constatées et commises dans leur fonctionnement en parallélisme de forme vis-à-vis de l’état et de la population avec des réserves administratives morcelées et vendues de concert avec des élus communaux qui croupissent encore en prison et d’autres en cavale.
Le paysage des domaines et fonciers au bénin est ensoleillé de litiges dont la fin n’est pas encore pour demain parce qu’il y a des dossiers de Mathusalem dans les tiroirs poussiéreux des tribunaux avec des acteurs déja passés de vie à trépas et d’autres ruminant et faisant appel encore à d’autres décisions qui les ont déposséder de leurs maisons en héritage de leurs parents depuis plus d’un demi siècle. Les meilleurs synopsys de télénovelas de litiges domaniaux se mettent en scène et se jouent ici au pays. Sinon comment imaginer des procès en cours ou qui n’ont jamais eu lieu mais dont on produit des décisions pour exproprier les pauvres gens sans défense ? On t’arrache ta maison ou caterpillar la démoli sur tes yeux pire tuer un de tes parents bloqués sous les décombres et tu ne pourras rien par tes cris et larmes en sanglots. Des familles ont été contraint à s’installer au village malgré tout leurs papiers attestant de la paternité de leur propriétés.
Il y a en cette époque des localités, des familles, avocats et magistrats réputées dans ces feuilletons rocambolesques à grand et interminables rebondissements. Et pourtant l’état pouvait faire mieux en allant à l’école du voisin de l’ouest, le Togo en occurrence qui n’a pas de ces situations sur son sol tout simplement parce que l’état togolais prend en charge tout ce qui est du processus en compte et finalise tout avant de les mettre à disposition de son peuple de s’en acquérir avec débat de litiges clos. Avec ce régime du Président Patrice TALON, on peut saluer l’effort qui se fait mais tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait car le calvaire continu avec des réformes et impositions fiscales terribles à des montants pharaoniques ce qui peut faire facilement déposséder la population malgré elle de leurs propriétés sans aucune autre forme de procès. Acheter un terrain ou le céder de nos jours revêt des formalités à vous coûter les yeux de la tête surtout l’obligation d’avoir son titre foncier qui s’élève à un montant de cinq cent mille francs cfa à partir du 14 Août 2023 selon la deadline du décret datant de 2020.
Oh planète terre, c’est sur toi nous naissons, survivons, vivons, grandissons, vieillissons si possible mais surement mourrons, enfouis et enterrés dans ton ventre et pourtant on pense te détenir en trophée de patrimoine et enfermer. Rien que de l’illusion voire de la follie humaine et il est temps que population et état fassent les choses dans les règles de l’art et éviter des grabuges en héritages à la génération future. Terre, domaines et parcelles mais pas synonyme de richesse intarissable à vives polémiques pire tueries.
✍️ Morvely Eric AGBAHOUNGBA

