LIBÉRATION DES ZONES ADMINISTRATIVES À PARAKOU : 6ans après l’opération, voici l’ex-marché Kobokobo

Alfred ADJOMAGBOSSOU
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Autre fois zone sans sommeil à cause de l’animation sur le site, le marché de friperie de Parakou encore appelé «Kobokobo-Yébou» a été rasé par l’une des premières grandes décisions du pouvoir Talon dont l’objectif est de libérer les abords des zones administratives et des rues. Nous étions dans la première quinzaine de janvier 2017. Si cette décision a fait du tord à plusieurs vendeurs et vendeuses, ces personnes ont pu se contenter d’un relogement dans le marché de Zongo situé dans le 3è arrondissement pour certains et le marché de Rose Croix situé dans le 2è arrondissement pour d’autres. Près de 7ans après cette opération, l’avenir du site est en question.

Débarrassé des morceaux de bois, de pointes, des feuilles de tôle, de lumières et autres tabourets, le site situé entre la clôture sud du Camp militaire Sero Kpéra de Parakou, la clôture Nord de l’école primaire publique Centre, la plus vieille école de la cité des Koburu et le couloir formé par les portails de la direction départementale de la main d’oeuvre et le complexe artistique et sportif (Cas) de Parakou, est aujourd’hui dans un état d’insécurité qui ne dit pas son nom. Désormais sur le site règne la terreur parce qu’il a été finalement abandonné à l’intempérie par non seulement le pouvoir central mais également le pouvoir local. En pleine journée, c’est un grand risque de prendre par la Zone et à plus force raison la nuit. Chose qui se faisait par le passé avec beaucoup d’enthousiasme.

Aujourd’hui encore, l’opération est en cours à Parakou à l’instar de plusieurs autres villes du Bénin. Outre la mévente dont sont victimes les Béninois, mévente occasionnée par une morosité économique ambiante, s’ajoute désormais une opération de casse militairement appuyée. Oui occupé l’espace public est une infraction mais l’usage de la force sur un peuple affamé n’est pas l’option. Il faut les faire comprendre l’importance de ce que la décision de libérer les abords des rues est pour leurs propres sécurité et l’importance de se régulariser pour éviter ces interventions qui les causeront toujours de tord. À cela doit s’ajouter la mise à disposition des sites de relogement pour contrôler la situation. Et pour cela comme dans les autres villes, il faut accélérer les travaux du nouveau marché international en construction à Guèma dont le visage n’a pas changé depuis bientôt 1an. Mieux il est important de penser à l’aménagement des sites libérés pour que le même exercice ne se répète au fur des années car c’est la caisse du contribuable qui paie le Gazoil que les machines utilisent pour casser ces installations irrégulières.

✍️ Alfred ADJOMAGBOSSOU

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