Un des comportements les plus méchants chez les dirigeants des collectivités territoriales au Bénin, est le «silence, l’aveugle et le sourd» face aux catastrophes naturelles. Le dimanche 20 Août dernier, une forte pluie a coupé en deux, le pont qui relie Pèrèrè et Parakou à travers le village de Douroubé dans la commune de N’Dali.
Population fortement agriculteur, les usagers et riverains de ce pont sont en perpétuel déplacement afin de, pour certains, prendre soin des champs et pour d’autres, ramener les produits champêtres à la maison ou dans les petits marchés dans l’environnement afin de faire des profits.
La période est propice pour ces déplacements et ces citoyens comme on peut l’observer sur l’image illustrative s’engagent même dans des choix mortels afin de passer d’un côté du pont à un autre. Un choix qui pourrait conduire à un drame. Même si nous apprenons que des panneaux ont été plantés pour signaler la présence du danger pour un peuple qu’on sait bien analphabète et que même les quelques intellectuels violent les panneaux routiers en circulation, il urge d’adopter une autre stratégie. Celle de l’installation de barrières policières pour obliger les citoyens à faire les détours qui leur sauveront la vie que de les laisser prendre les risques qui pourraient amener une grande partie du peuple dans l’amertume. Mieux, une synergie d’action entre les autorités compétentes de Parakou, Pèrèrè et N’Dali pourra réduire au maximum les risques.
✍️A. M. A

