LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE, L’INFLATION, FAIBLE CROISSANCE ÉCONOMIQUE AU BÉNIN : Me Ferdinand Lawson opte pour l’économie sociale solidaire • Le MRD-BLOC Centriste pose les jalons de 2026

Alfred ADJOMAGBOSSOU
17 min de lecture

Le Bénin à l’instar d’autres pays du monde connaît une crise économique sévère mais il a la particularité que la crise à l’intérieur est doublée d’une forte propension du secteur informel. L’économie reste dépendante du secteur agricole et des activités de commerce formel et informel de réexportation et de transit avec le Nigéria. Si l’année 2021 a été marquée par une forte reprise de l’activité économique avec une croissance estimée à 7,2 %. selon la Banque mondiale, le pays est encore loin du taux zéro d’inflation et le chômage des jeunes demeure un boulet des pieds des gouvernants. A côté des entreprises de capitaux, d’investissement , d’actionnaires et réalisant des bénéfices au niveau national et international dont le rôle contribuer au développement économique et assurant le paiement des taxes diverses dans l’intérêt général du pays, il doit exister les entreprises essentielles créatrices du lien social et développant le lien social et créant des unités sociales médicales et sportives au niveau de chaque commune. Pour remédier à cette situation, l’avocat Ferdinand Lawson, président du MRD, Bloc Centriste propose une nouvelle forme d’économie et décline sa vision de gouvernance après 2026.

Ferdinand Lawson est prêt à bâtir un Bénin où il fait bon vivre pour chaque citoyen. L’homme de droit n’a pas une baguette magique ; il compte s’appuyer plutôt sur un nouveau modèle de gouvernance économique appelé l’économie sociale et solidaire. Pour comprendre le choix de l’homme politique, il faut jeter un œil sur le situation économique actuelle du pays.

L’économie béninoise vue par la banque mondiale

L’économie béninoise reste dépendante du secteur agricole et des activités de commerce formel et informel de réexportation et de transit avec le Nigéria. L’année 2021 a été marquée par une forte reprise de l’activité économique avec une croissance estimée à 7,2 %. Ce sont les secteurs des services et de la construction qui ont principalement stimulé le taux de croissance. L’inflation s’est établie à 1,7 % en moyenne sur l’année mais les pressions inflationnistes se sont accrues significativement depuis la fin 2021. Elle est tirée par l’augmentation des prix des denrées alimentaires et des produits pétroliers et s’est accélérée depuis le conflit en Ukraine.

Les politiques fiscales expansionnistes ont été poursuivies et le déficit budgétaire (dons compris) est passé de 4,7 % du PIB en 2020 à 5,7 % en 2021. Si les recettes totales sont restées plutôt résilientes, les dépenses publiques ont crû significativement sur la période 2020-2021 dans le cadre des plans de riposte. Les mesures budgétaires prises pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages vont peser sur les comptes de l’Etat et le déficit devrait rester élevé en 2022. Une enquête à haute fréquence menée sur 1 500 ménages en mai 2021 a montré que 58 % des individus ont connu une baisse de revenus du travail tandis que 5 % n’en ont reçu aucun.Malgré une atténuation des impacts, l’enquête a aussi confirmé que l’accès aux produits alimentaires reste préoccupant du fait de l’augmentation des prix.

L’économie béninoise à la loupe de Afro Baromètre.

Au Bénin, les conditions de vie se détériorent malgré une légère croissance économique.Plus des trois quarts des citoyens vivent une situation de pauvreté modérée ou élevée. Comme la plupart des pays en développement, le Bénin demeure tributaire du secteur agricole d’une part et des activités de commerce formel et informel d’autre part. En 2021, le Bénin a enregistré un taux de croissance économique de 7%, contre 3,8% en 2020 (Banque Africaine de Développement, 2022). L’amélioration de la richesse créée en 2021 est tirée par la bonne performance des secteurs primaire (agriculture, élevage, pêche, exploitation des forêts et mines) et tertiaire (services, commerce et administration). Par ailleurs, la performance du secteur tertiaire s’explique entre autres par l’accroissement du trafic portuaire et par l’ouverture des frontières du Nigéria. Le pays a aussi connu un taux d’inflation annuel de 1,7% en 2021, une conséquence de la hausse des prix des denrées alimentaires (Direction Générale de l’Économie, 2022). A cette situation s’est ajoutée, depuis février 2022, la guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui n’a laissé aucune économie au monde indifférente.

Face à ce choc exogène, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures pour rendre l’économie béninoise plus résiliente, à savoir le plafonnement des prix de certains produits de première nécessité, la fixation des prix de cession du ciment, l’instauration de redevance à l’exportation sur certains produits et l’interdiction de la sortie des intrants agricoles hors du territoire, et la mise en place d’une subvention des produits pétroliers (Direction Générale de l’Économie, 2022 ; Secrétariat Général du Gouvernement, 2022). La Direction Générale de l’Économie (2022) projecteur untaux de croissance annuel de l’ordre de 6% en 2022 et un taux d’inflation annuel de 2,6%. Comment ces chiffres et tendances se traduisent-ils dans la vie des citoyens béninois ?

Les données de la dernière enquête d’Afrobarometer révèlent que la majorité des citoyens n’apprécient pas leurs conditions économiques. Bien que la perception de la situation économique du pays ait évoluédepuis 2011, les Béninois sont majoritaires à désapprouver la performance du gouvernement dans la gestion de l’économie et dans l’amélioration des conditions de vie des pauvres. La gestion de l’économie est l’un des problèmes importants du pays aux yeux des Béninois, dont la majorité ont régulièrement manqué de revenus en espèces, de soins médicaux, d’eau potable et de nourriture au cours des 12 derniers mois qui ont précédé l’étude. L’économie sociale et solidaire, une réponse à la crise selon Ferdinand Lawson

L’économie béninoise n’est pas parterre, certes. Il faut davantage la soutenir et la rendre solide face aux chocs exogènes. Le président du MRD, Me. Ferdinand Lawson entend promouvoir une économie gouvernée démocratiquement, dont l’objectif n’est pas de faire du profit mais de satisfaire les besoins. A côté des entreprises de capitaux, d’investissement , d’actionnaires et réalisant des bénéfices au niveau national et international dont le rôle contribuer au développement économique et assurant le paiement des taxes diverses dans l’intérêt général du pays, il doit exister les entreprises essentielles créatrices du lien social et développant le lien social et créant des unités sociales médicales et sportives au niveau de chaque commune.

Face à une croissance en dent de scie, parfois devenue faible, l’avocat pense un nouveau régime d’activité riche en bien-être pour tous et réellement soutenable : L’économie sociale et solidaire. En France, la notion d’ESS s’est ainsi progressivement imposée au cours des dernières décennies à travers la convergence de deux mouvements. Le premier, qui s’est développé au cours des années 1970, a donné une nouvelle visibilité à l’économie sociale historique (coopératives, mutuelles et associations), qui se définit par ses statuts (nonlucrativité et gouvernance démocratique). Ce mouvement, souvent lié à la « deuxième gauche », souhaitait affirmer le rôle des initiatives issues de la « société civile » dans le changement social.

Le second mouvement qui a porté la notion d’économie solidaire est né dans les années qui suivirent, en réponse à la crise, considérée comme une crise sociale, mais aussi comme une crise de notre modèle de développement. L’économie solidaire a ainsi pris la forme d’initiatives visant à offrir des emplois à des personnes victimes du chômage de masse (insertion par l’activité économique de personnes jugées inemployables, micro-crédit, finance solidaire, etc.). Elle a également promu des formes d’échange plus équitable (commerce équitable, systèmes d’échanges locaux) et a soutenu toutes les formes de production plus soutenables (énergies renouvelables, agriculture biologique). Ces initiatives, souvent portées par des militants issus de l’action sociale, ont été soutenues activement par quelques hauts fonctionnaires qui ont vu là un moyen alternatif de remplir les missions que l’action publique peinait à assurer. L’économie Sociale et Solidaire : Que retenir de ça ?

Plusieurs définitions sont apportées au concept. D’abord, une définition éthique. En effet, la notion d’économie sociale et solidaire ou ESS caractérise une approche éthique et morale fondée sur la solidarité et l’utilité sociale appliquée au milieu de l’entreprise. En théorie, elle regroupe les entreprises qui fonctionnent de manière démocratique et dont l’usage des bénéfices vise le maintien ou le développement de la structure. Une définition légale.

D’un point de vue strictement légal, et complémentaire à l’approche éthique, l’ESS est un « mode d’entreprendre et de développement économique adapté à l’ensemble des domaines de l’activité humaine » auq choisissent d’adhérer moyennant le respect de certaines conditions. L’économie sociale et Solidaire : Pour quelles entreprises au Bénin ?

Pour pouvoir être qualifiée d’entreprise de l’économie sociale et solidaire, il faut impérativement adhérer à certaines valeurs cumulatives et législativement encadrées. Ces valeurs sont les suivantes :

L’entreprise doit nécessairement poursuivre un but autre que le partage des bénéfices, qui doit être d' »utilité sociale ». Sont considérées poursuivre une utilité sociale, les entreprises dont l’objet social satisfait principalement à l’une au moins des conditions suivantes:

Avoir pour objectif d’apporter un soutien à des personnes, quel que soit leur statut vis-à-vis de l’entreprise (usagers, clients, membres, etc.), dites « fragiles » soit du fait de leur situation économique ou sociale, soit du fait de leur situation personnelle, particulièrement de leurs besoins, en matière d’accompagnement social, médico-social ou sanitaire soit de contribuer à la lutte contre l’exclusion de ces mêmes personnes en situation de fragilité ; Contribuer à la préservation et au développement du lien social ou au maintien et au renforcement de la cohésion territoriale ;

Contribuer à l’éducation à la citoyenneté, notamment par l’éducation populaire et par la mise en oeuvre de modes de participation impliquant, sur les territoires concernés, les bénéficiaires de ces activités ; Concourir au développement durable, à la transition énergétique, à la promotion culturelle ou à la solidarité internationale, sous réserve que l’activité de l’entreprise contribue également à produire un impact :

– soit par le soutien à des publics vulnérables ;

– soit par le maintien ou la recréation de solidarités territoriales soit par la participation à l’éducation à la citoyenneté. La gouvernance de l’entreprise doit être démocratique Dans ce cadre, ses statuts doivent définir et organiser l’information et la participation :

Des associés, dont l’expression n’est pas seulement liée à leur apport en capital ou au montant de leur participation ; Des salariés ; Des parties prenantes aux réalisations de l’entreprise. La conformité de la gestion de l’entreprise à certains principes. La gestion de l’entreprise doit être

conforme aux principes suivants :

Les bénéfices sont majoritairement consacrés à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de l’entreprise ;

Les réserves obligatoires constituées (dites « fonds de développement ») ne peuvent pas être distribuées. Cette nouvelle forme d’économie va permettre à coup sûr reculer les frontières du chômage, du sous développement, de la malnutrition et de l’inflation dans le pays.

Cas pratique inspirés des 50 résolutions de Ferdinand Lawson

Les entreprises privées et publiques au Bénin ne sont pas hostiles à une pratique sociale et solidaire. Il n’est pas rare de voir une entreprise investir dans des actions sociales au profit de ses employés et des communautés vulnérables. Mais cette forme d’investissement n’est pas global et ne s’étend pas aux entreprises parce que non imposée. Or, pour l’avocat Ferdinand Lawson, un développement intégral tient compte de l’action de l’homme sur l’homme dans la chaîne de production de la richesse. Il préconise des entreprises détournées du profit mais focalisés sur le développement humain.

Dans le Tome 1 de ses résolutions qui est condensée en 10 axes Ferdinand Lawson décline sa politique sociale et solidaire dans l’axe 2,4 et 5. En effet, dans l’axe 2 intitulé Innovation, il propose d’établir une liste annuelle des 10 secteurs innovants pour lesquels seront accordés 5 ans d’exonérations fiscales, de créer un institut de l’innovation où chaque béninois peut soumettre ses idées. Ces appuis de l’État vont booster la bonne santé économique des organisations sociales telles que les coopératives, les associations, les entreprises privées et les projets de développement.

Plus loin, Ferdinand Lawson dans l’axe 4 consacré à l’économie dans les 50 résolutions propose de disposer d’un organe automne pour mesurer les performances socio-économiques afin de prévoir les futurs besoins du Bénin, de favoriser le développement économique dans les 12 départements en facilitant l’intégration des porteurs de projets et des entreprises confirmées, de créer la maison de l’entreprise pour accompagner les porteurs de projets à travers un parcours qualifiant, de favoriser le développement économique grâce à l’assainissement du fonctionnement des institutions publiques et privées et de favoriser l’accès au financement des PME/PMI grâce à la méso finance de 2000 euros à 100 000 euros tandis que dans l’axe Agriculture, il entend réorganiser le secteur agricole pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et diminuer le prix des denrées de première nécessité, augmenter les exportations en créant des filières d’excellence : coton et cultures vivrières bio, apporter un soutien à l’ensemble des filières agricoles pour améliorer la productivité et la qualité, inciter la création d’industries de transformation de produits agro-alimentaires.

Ainsi, dans les collectivité territoriales décentralisés, il sera crée des coopératives, des communautés d’exploitants (agricoles, miniers, halieutiques…) dont les part des bénéficies seront rédirigés vers la constructions des infrastructures de santé et de formation ( écoles, centre de métier …) et autres. Ces organisations à la base seront bien entendues exonérées d’impôt. Cette vision nobl sera mise en oeuvre dès 2026 à l’accession à la magistrature supreme de l’avocat Ferdinand Lawson à l’issue des élections générales de 2026.

 

S.E.

 

 

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