L’Université de Parakou a accueilli ce jeudi 11 décembre 2025 la soutenance de thèse de doctorat de Oswaldo Crédo Olabodé BABADJIHOU. Un événement riche en informations méconnues du grand public, qui a rassemblé de nombreuses personnalités, parents, amis et proches. Ce moment solennel lui a permis de défendre ses travaux devant un jury composé de quatre membres.
Après plusieurs années de recherche, les résultats révèlent qu’un nombre important de femmes enceintes décèdent tragiquement. Les études démontrent que ces décès sont principalement causés par les avortements clandestins ou les interruptions volontaires de grossesse non sécurisées. Face à cette situation alarmante, le gouvernement béninois a décidé de voter une loi pour encadrer ce secteur. Cette loi, adoptée le 12 décembre 2021, fait l’objet d’une analyse approfondie par Oswaldo Crédo Olabodé BABADJIHOU, cinq ans après sa mise en œuvre. Selon lui, d’après les investigations, le constat est <<que les avortements clandestins et non sécurisés, c’est-à-dire ceux réalisés dans des conditions qui ne sont pas requises, causent beaucoup de décès. Et pour chiffrer, jusqu’à 200 femmes par an meurent au Bénin, des suites de ces manœuvres-là>>. Face à l’ampleur de cette pratique, <<l’autorité législative a donc proposé et a adopté une loi visant à permettre à ces femmes qui sont désireuses d’interrompre une grossesse dans certaines conditions données, de pouvoir se rendre à l’hôpital et de le faire avec toute la sécurité qui va avec>>

Cependant, cinq ans après son adoption, cette loi continue de susciter des interrogations au sein des communautés. Selon Oswaldo Crédo Olabodé BABADJIHOU, << il ne suffit pas de prendre une loi ou des décisions, il faut voir si cette décision permet de régler le problème pour laquelle on les a prises>> soulignant ainsi la nécessité de renforcer ce secteur qui est d’une importance capitale. C’est ce qui a motivé le choix du thème :<< Étude de l’effet de la loi 2021-12 du 20 décembre 2021 sur les interruptions volontaires de grossesse (IVG) dans la ville de Parakou : à partir des données des années 2019-2021 et 2022-2024>>, afin de <<pouvoir faire un suivi-évaluation de cette loi et voir l’impact que ça a réellement sur les interruptions volontaires de grossesse (IVG) à Parakou>> justifie Oswaldo Crédo Olabodé BABADJIHOU. Cette étude a permis à Oswaldo BABADJIHOU de constater que la << mauvaise éducation sexuelle, le fait de ne pas pouvoir éviter ces grossesses. Puisque ces grossesses, c’est les grossesses non désirées qui aboutissent le plus souvent à des interruptions volontaires, clandestines ou non sécurisées>> constituent les bases de ces pratiques malheureuses. Et pour donc atténuer ce fléau, il préconise de <<prendre des dispositions pour pouvoir consécutivement armer notre jeunesse, puisque c’est elle qui est le plus touchée, sur la question de la sexualité, la santé sexuelle, les méthodes contraceptives fournir, mener une politique permettant à ces personnes d’avoir accès au service et de pouvoir en bénéficier>>. Il recommande également de <<mettre en place des services spécialisés, d’accompagner les prestataires pour qu’ils puissent rendre ce service comme cela se doit et qu’on puisse aboutir à l’objectif réduire la mortalité maternelle>> d’après Oswaldo Crédo Olabodé BABADJIHOU qui saisit cette opportunité pour conseiller à toute la jeunesse l’importance de maîtriser sa vie sexuelle.

La soutenance s’est achevée par la session de délibération et la prestation de serment. Oswaldo Crédo Olabodé BABADJIHOU s’en sort comme Docteur en médecine à l’Université de Parakou avec la mention Très Honorable.
✍️ Amos Doctoro GBOYOU


