Les élections présidentielles d’avril 2021 continuent de faire couler encre et salive. En début du weekend écoulée, plusieurs militants de l’opposition béninoise, dont des figures politiques, se retrouvent dans le viseur de la justice. Parmi eux figure Ganiou Boukari, membre influent et porte-parole du parti force cauris pour un Bénin émergent (fcbe) à Djougou dans la Donga. Informe une source proche de cette formation politique, considérée comme l’un des principaux partis de l’opposition à Patrice Talon. Selon cette source, le jeune leader politique ferait l’objet de poursuites judiciaires pour présumé détournement de fonds publics mis à sa disposition pour le compte du parti politique, ainsi que pour sa participation à une marche pacifique visant à dénoncer le processus électoral.
Contacté par la presse locale, le parquet a confirmé l’ouverture d’une poursuite judiciaire contre Ganiou Boukari et plusieurs autres militants. Les faits retenus portent sur un supposé détournement de fonds et leur implication dans une manifestation pacifique contestant le processus électoral.
Joint au téléphone, Marc Ali, avocat de l’accusé, rejette en bloc les accusations. Il soutient que son client a agi dans le strict respect de ses droits civiques, de la démocratie et des libertés fondamentales :« Mon client a toujours agi dans le respect de la loi de ses droits et devoirs » a-t-il déclaré. Il affirme également être pleinement engagé à défendre les intérêts de son client afin que « toute la lumière soit faite sur cette affaire ».
Cette procédure judiciaire, la énième, intervient dans un climat sociopolitique toujours tendu, marqué par des interpellations au sein de l’opposition.
✍️ La rédaction


