La crue ou encore montée des eaux devient de plus en récurrente au Bénin. Caractérisée par une élévation ou débordement du niveau de l’eau, la crue est un phénomène naturel faisant partie intégrante du régime naturel des cours d’eau. Causée par plusieurs facteurs dont la variabilité climatique, la crue est généralement perçue comme une menace pour les ressources halieutiques au Bénin. Actuellement dans la vallée de l’ouémé, on observe une forte inondation. Les différents lieux d’habitations sont détruits par la montée des eaux. C’est le cas à Dangbo, plus précisément à Késsounou Kodonou où les populations sont dans la désolation. Les maisons sur pilotis et les cultures envahies par l’eau. Jacob HOUSSOU, habitant de cette région expose le calvaire qu’ils vivent à chaque saison des pluies. ˂˂ Quand il y a la crue, la pêche est notre seule activité de source de revenue. Nos champs sont détruits et il n’y a plus d’autre possibilité que la nature nous offre si ce n’est pas la pêche alors que nous ne pouvons pas vivre que de ça. La crue ne nous est pas vraiment favorable ˃˃ a-t-il dit. Durant la période de la crue, les habitants qui vivent dans les zones lacustres vivent un enfer total.
Ainsi, on distingue les crues lentes (le débit du cours d’eau augmente lentement, suite à des pluies, la fonte des neiges) ; les crues rapides ou brutales ou éclair (elles résultent de pluies abondantes, d’orages violents…). Elles constituent le véritable moteur de la dynamique fluviale et sont indispensables à la Vie d’un fleuve. Mais ce phénomène peut également être accentué par des causes humaines indirectes (changement climatique). Au Bénin, on enregistre une pluviométrie dont les hauteurs moyennes annuelles permettent de délimiter une succession de 05 zones climatiques qui sont: une zone Nord, les zones de la chaîne de l’Atacora au Nord-Ouest et le Nord-est, une zone de transition comprise entre les parallèles de Djougou au Nord et Dassa-Zoumé au Sud, une zone pré-côtière et la zone côtière. Le réseau présenté alimente dans le bassin sédimentaire côtier, une série de plans d’eau comme la lagune de Porto-Novo (35 km²), le lac Nokoué (150 km²), le lac Ahémé (78 km²), la lagune de Ouidah (40 km²), le lac Toho (15 km²) et la lagune de Grand-Popo (15 km²).
L’inondation est soutenue par les pluies de la petite saison du sud. Très souvent, les mois d’aôut, septembre et octobre sont favorables à la crue dans toute la vallée et d’autres communes du Bénin. Il urge de savoir qu’à l’instant, une chose est plus visible, les populations des zones inondées ont besoin de l’aide.
✍️ Hornelia D. ORICHA

